A quelques kilomètres de Zagora, facilement accessibles par la route, les dunes de Tinfou sont un haut lieux des circuits touristiques encapsulés. (C’est ainsi que j’appelle les offres des opérateurs répondant à la demande d’une clientèle voulant en voir le plus possible rapidement, dans des conditions de confort « grand car climatisé ». Car outre le grand car, ces groupes sont souvent très rigoureusement encadrés par des guides qui ne laissent pas un seul de leurs touristes s’écarter du droit chemin. Sinon l’horaire trop serré ne serra pas tenu).
Bref, les dunes de Tinfou sont dans les favoris de ce type de tour, parce qu’elles sont faciles à atteindre. Pas de piste, ou si peu et tellement carrossable qu’on pourrait l’oublier, la proximité d’hôtels agréables ou aller passer la nuit.
Mais voilà, Tinfou, par rapport au désert, au vrai désert, c’est un bac à sable.

La dune de Tinfou
Sur cette photo vous avez déjà tout Tinfou.
Ce serait en plein désert, avec la barrière du djebel, et la grande étendue pierreuse, ce serait merveilleux.
Mais c’est près de la route, près des hôtels bâtis pour accueillir les touristes, près de la civilisation.
Cela peut faire un but de promenade agréable. Cela permet par exemple de faire découvrir les dunes à de jeunes enfants, sans prendre le risque d’être coincé dans une longue méharée. Tinfou offre toujours un beau paysage, pour les couchers de soleil.
Mais c’est trop peu pour être le désert. C’est un avant-goût, pour vous donner envie d’aller plus loin, par exemple Chigaga, ou Merzouga. Là, ce sont de grands ergs, sur plus de vingt kilomètres de long.
Ou alors, il faut aller dans des endroits moins touristiques, où la petite taille des dunes est compensée par un vrai désert de pierres, un véritable isolement.
5 Comments
apres si longtemps, mon blog va rejoindre la realite
je serai a midelt debut juin et cette idee me rejoiue et vremplie ma vie
patrick
J’en suis très contente pour toi :)
Ne pas oublier de signaler à Tinfou, une clique de parasites rabatteurs qui font fuir le touriste de passage, avec une pression extrème, mise en condition pour tagounite, Ouled Driss et Mahmid !!
J’ai mis les pieds pour la première fois dans Zagora et ses environs durant l’été 1976 !
J’y suis retourné récemment et me suis vite enfui car c’est devenu trop touristique et les faux guides sont une malédiction…Dommage car la nature est belle…
Heureusement, il y a encore des coins reculés et sauvages au Maroc.
Il faudra passer nous voir la prochaine fois !
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